AAR - Sociologie de la modernité religieuse
Publication originale : Sociologie de la modernité religieuse
Accueil


Les dossiers hypermédias


Les dossiers bilingues

Les encyclopédies AAR


Les portails de connaissance AAR
Amsud : la médiathèque latinoaméricaine
Azéri Buta : Le portail consacré à la Culture Azerbaïdjanaise
Averroès : la médiathèque France-Maghreb
Diversité linguistique et culturelle
Mondialisation et développement durable
Peuples et cultures du monde
Sémiotique, culture, communication



Sociologie de la modernité religieuse
- Accueil -
Informations


Responsable(s) de cet entretien : Peter Stockinger - PU (INALCO et ESCoM-FMSH, Paris, France)

Date et lieu de l'entretien : Lundi 7 octobre 2002 -
Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 54 boulevard Raspail, Paris 75006, France


Réalisation : Charles Biljetina (ESCoM-FMSH, Paris, France) , Camille BONNEMAZOU (ESCoM-FMSH, Paris, France)


Langue(s) : Français Français


ACCÈS AUX VIDÉOS

Présentation



L’intérêt de Danièle HERVIEU-LEGER pour la sociologie s’est manifesté par le biais de son goût pour le droit administratif et la place de la norme, confie-t-elle lors de cet entretien. En 1992, elle quitte le CNRS pour l’EHESS et y crée, avec autres collègues de l’école, un nouveau dispositif d’enseignement : le Centre interdisciplinaire des faits religieux.

Danièle Hervieu-Léger rappelle quels ont les postulats de la modernité :
- la rationalité technique et scientifique
- l’autonomie du sujet
- la spécialisation des institutions.

En ce qui concerne la question du religieux dans la société moderne, la sociologie a adopté la thèse de la sécularisation avec comme paradigme dominant la perte du religieux. Cependant, Danièle Hervieu-Léger mentionne quatre moments historiques décisifs où ce paradigme est remis en question. L’incertitude, au cœur de la société moderne, déstabilise les systèmes de sens que les individus produisent. Ce qui les amène à produire de nouvelles croyances - en puisant parfois dans le stock des grandes religions - leur permettant de rendre compte de leur trajectoire.
On assiste à une dérégulation des grands dispositifs institutionnels qui organisaient le croire, remplacés par des jeux individualisés. Plutôt que d’une perte du religieux, il s’agit davantage d’une reformulation, d’une recomposition, d’une redistribution du phénomène du religieux.

Appuyant sa réflexion sur ses ouvrages, Danièle Hervieu-Léger aborde notamment la notion de l’identification du religieux, la définition et la modalité du croire, la notion de l’exculturation du christianisme et enfin les formes modernes de la religiosité.


Danièle HERVIEU-LEGER est présidente de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales. En tant que directrice d'études, elle enseigne dans cette même école la sociologie des religions. Elle est en outre directrice de la publication de la revue Archives de Sciences Sociales des Religions.
Danièle Hervieu-Léger s'intéresse tout particulièrement au processus de dérégulation institutionnelle du religieux dans les sociétés modernes et examine - en même temps que les formes nouvelles de la religiosité et de la sociabilité religieuse qui s'y déploient - les implications que ces évolutions comportent pour le modèle français de la laïcité.








Dernière mise à jour le 29/06/2016
All rights reserved © ESCoM 2009
Site déposé sur CopyrightFrance.com

Aide - Plan du site - Nous contacter - Mentions légales -
http://www.archivesaudiovisuelles.fr