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Sabine TREBINJAC : La musique, une affaire d'Etat en Chine

Sabine Trebinjac découvre, lors de ses recherches en Chine, que la musique est intrinsèquement liée à l’Etat. Les collectes musicales chinoises ont fait l’objet de son premier livre « Le pouvoir en chantant ». Elle décortique dans ce livre le processus complexe de traditionalisation appliquée par l'Etat sur les musiques en Chine.
La musique, avec les rites, est à la base même de la légitimité politique. Les rites pour la partie de coercition et la musique pour la partie d’harmonie, de bonheur, etc. Toutes les dynasties ont eu besoin de créer des institutions d’Etat pour s’occuper de la musique. Ainsi le Bureau de la Musique fut la première institution d’Etat de la Chine ancienne (II° s), il était composé de 829 fonctionnaires. Lors de mes recherches sur la Chine contemporaine, je me suis rendu compte que le Bureau existait encore et regroupait 10 000 fonctionnaires (chiffre qui n’est pas publié). La collecte musicale est, j’ose dire, une habitude chinoise qui est assez complexe et que j’ai pu décortiquer. Il y a trois niveaux Péquin décide de collecter des chants et donne ordre au niveau provincial qui donne ordre à son tour au niveau local. Au niveau local les foncionnaires qui vont sur le terrain pour collecter. Les fruits de leur travail vont remonter au niveau provincial qui va traiter nettoyer. Après ce nettoyage et au niveau local et au niveau régional le corpus est envoyé à Pékin. Et là, à Pékin, le corpus sera réécrit. C’est la première étape. Deuxième étape, le corpus réécrit (estompié) va descendre au niveau provincial et au niveau local où il sera diffusé dans les rues et partout. On va montrer au gens et leur expliquer que c’est votre musique qui a été réécrite. D’où mon expression de traditionnalisme d’Etat. Puisque on comprend bien à ce moment-là que la tradition musicale en tant que tel et dans la conception occidentale du terme tradition n’est plus et a été remplacé par le traditionnalisme d’Etat, c.-à-d. les traditions qui ont été expurgées, nettoyées et complètement saisies par l’Etat. Ce Bureau de la Musique dépend directement du Conseil d’Etat et il est physiquement situé au sein du Ministère des Armées au-dessus duquel il n’y a que le Parti Communiste. Au départ, j’ai fait une analyse fonctionnelle des institutions musicales, qui m’a amenée à expliquer l’organisation de l’Etat chinois. Il est à noter que toute l’organisation des institutions musicales est calquée sur l’organisation territoriale de la Chine et comprend un niveau national, un niveau provincial et un niveau local. La collecte musicale est, j’ose dire, une habitude chinoise qui est assez complexe et que j’ai pu décortiquer, elle comporte trois niveaux. Pékin décide de collecter des chants et en donne l'ordre au niveau provincial qui donne l'ordre à son tour au niveau local aux fonctionnaires qui vont sur le terrain pour la collecter. Les fruits de leurs travaux remontent au niveau provincial où ils vont être traités et nettoyés. Après ce nettoyage, et au niveau local et au niveau régional, le corpus est envoyé à Pékin. A Pékin, le corpus sera réécrit. C’est la première étape. Deuxième étape, le corpus réécrit va descendre au niveau provincial et au niveau local où il sera diffusé. D’où mon expression de traditionalisme d’Etat. On comprend bien, à ce moment-là, que la tradition musicale en tant que telle, et dans la conception occidentale du terme "tradition", n’est plus elle a été remplacée par le traditionalisme d’Etat, c.-à-d. que les traditions ont été expurgées, nettoyées et complètement saisies par l’Etat.

Extrait issu du dossier :
"La musique en Chine"
Portefeuille de lecture pour un cours de civilisation chinoise portant sur la musique chinoise, niveau master


Portefeuille de lecture pour cours de civilisation niveau "master"
Anthropologie de l'art -- Anthropologie sociale -- Musicologie -- Sociologie de la musique --

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Dernière mise à jour le 01/06/2009
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