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Les Acadiens, histoire d'une communauté francophone canadienne
- Joseph-Yvon THERIAULT -
Informations
Responsable(s) : Muriel Chemouny - ESCoM-FMSH, Paris (France)

Date et lieu : Jeudi 24 septembre 2009 - FMSH-Fondation Maison des Sciences de l'Homme, 54 Bd Raspail, 75006 PARIS

Réalisation et mise en ligne : Elisabeth de PABLO (ESCoM-AAR,FMSH, Paris, France), Richard FILLON (ESCoM-FMSH, Paris, France), Muriel CHEMOUNY (ESCoM-AAR,FMSH, Paris, France), Frédéric PARADISO (LT Productions, Paris, France)

Langue(s) : Français Français



ACCÈS AUX VIDÉOS

Présentation

Créée en 1604, quatre ans avant le Québec, l’Acadie est l’une des plus vieilles communautés historiques européennes en Amérique du Nord, qui formait une des deux parties de la Nouvelle France, l’autre étant le Canada. Joseph-Yvon Thériault en trace le parcours historique, à partir de l’événement majeur pour les Acadiens qui deviendra aussi l’élément de mémoire fondateur de l’identité acadienne : la « grande déportation » ou « Grand Dérangement » de 1755. A la veille de la guerre de sept ans entre l’Angleterre et la France, les administrateurs coloniaux de l’Acadie et du Massachussetts décident d’expulser les Acadiens, de leur confisquer leurs terres. Les Acadiens sont disséminés sur tout le territoire américain, avec le français comme langue et le catholicisme comme religion.

C’est entre 1860 et 1960 que se met en branle un mouvement de recréation des institutions acadiennes, essentiellement des institutions religieuses. Dans les années 1960, l’Etat entend prendre en charge l’ensemble des activités qui avaient été organisées par le clergé au niveau de la société civile, puis par les mouvements nationaux acadiens. Joseph-Yvon Thériault prend l’exemple du Nouveau-Brunswick, pendant les « années Robichaud », du nom de cet acadien alors premier ministre au gouvernement de cette province. Perçu par les Acadiens comme un enjeu de modernisation, avec la création d’universités, etc., cette prise en charge étatique est rapidement interprétée par les nouveaux nationalistes acadiens comme une expropriation des institutions acadiennes au profit de celles d’un état qu’ils ne dirigent pas. Parallèlement des effets de l’assimilation se font sentir.

Dans les années 1960-1970 resurgit la volonté de reprendre le projet mémoriel acadien pour l’institutionnaliser politiquement. Cependant, bien qu’ayant obtenu la reconnaissance du français comme langue officielle, les Acadiens ne parviennent pas à exaucer leur vieux rêve d’autonomie.

En même temps, dans les années 1960, le Canada français entre en crise pour des raisons identiques à celles des Acadiens. La majorité de la société francophone au Québec considère qu’il faut créer un état indépendant sur le territoire où les francophones sont majoritaires, c’est-à-dire au Québec. Joseph-Yvon Thériault explique longuement les difficultés et tensions entre les partisans du mouvement souverainiste québécois, le gouvernement fédéral canadien et les francophones minoritaires.


Joseph-Yvon THERIAULT est professeur au département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal (UQAM). Il est titulaire de la chaire de recherche du Canada en mondialisation, citoyenneté et démocratie et professeur de l'institut d'études internationales de Montréal.

Ses travaux en sociologie politique et en phénoménologie de la démocratie portent sur trois sujets :

- le fonctionnement de la démocratie dans sa réalité à partir de l’inscription d’identités dans l’espace démocratique
- l’imaginaire politique québécois, la mémoire politique du Québec et l’oubli de cette mémoire
- la lecture politique du poème de Longfellow, ou comment le récit narratif, transformé pendant un siècle a été utilisé comme récit fondateur pour trois types sociétals différents : récit national américain, récit à l’origine de la construction du mouvement nationalitaire acadien, et récit comme élément d’affirmation des Acadiens de Louisiane de leur ethnicité.








Dernière mise à jour le 25/11/2011
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